samedi 31 mars 2007

Petite comparaison

Comme Marion me l'avait demandé, (l'autre Marion... pas moi. Je me demande rarement des choses à moi même sur mon blog...) voici une vue depuis la coursive par beau temps (c'est à dire la plupart du temps) afin de comparer avec Gamède. J'en profite pour vous dire que vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en grand. Ca vous permettrait, par exemple, de voir la pluie tombant à l'horizontale sur la photo du cyclone.

dimanche 25 mars 2007

Cap noir et Roche Verre bouteille

N'ayant pas mis de réveil pour me reposer un peu, j'ai cherché pour aujourd'hui une petite balade pas trop loin et pas trop longue. J'ai finalement jeté mon dévolu sur une petite boucle au départ de Dos D'âne dans les hauts de La Possession qui offre un très beau point de vue sur Mafate et la Rivière des Galets.


Pour le coup, la promenade n'était vraiment pas longue (environ une heure de marche) mais c'était très beau. Bien qu'un peu nuageuse, la vue était comme toujours superbe et les abords du petit sentier entre le point de vue de Cap noir et la Roche Verre Bouteille qui marque le milieu de la boucle étaient couverts de jolies fleurs jaunes et rouges. (Honte sur moi, je n'ai pas trouvé leur nom. Mais je ne m'avoue pas vaincue. )






dimanche 18 mars 2007

Novembre 2006 - Le Piton de la Fournaise.

Bonjour à tous.

Pas de nouveaux messages ces derniers temps pour la bonne raison qu'il n'y avait pas grand chose à raconter. Gamède est parti depuis longtemps et je n'ai eu à subir aucun autre désagrément que le fait d'être obligée de rester chez moi le temps que ça passe.

Depuis pas grand chose de neuf mais je profite d'une soirée tranquille pour vous montrer les photos d'une balade faite il y a plusieurs mois: le volcan.

Inévitable pour toute personne passant par ici, j'ai eu pour ma part la chance de pouvoir le voir en activité. Et bien que ce ne soit qu'une petite éruption, c'était quand même assez impressionnant de voir la lave sortir du cratère "en live". Cette éruption a été particulièrement longue car elle a duré près de 4 mois. Il y en a eu une autre depuis qui, elle, a duré... moins d'une journée.


C'est une balade qui n'est pas trop difficile si on a un minimum l'habitude de marcher. Le seul point un peu casse pied c'est la remontée du rampart à la fin de la balade par une dizaine de minutes d'escaliers un peu raides.

Pour ne pas déroger à la règle de la minute culturelle, voici un historique rapide du Piton de la Fournaise.

" Les deux volcans de l’île reposent sur le plancher océanique du bassin des Mascareignes, à -4200 m de profondeur (pour un diamètre moyen à la base de 200 à 240 km). Ainsi, la partie émergée de la Réunion ne représente environ qu’un trentième du volume de l’ensemble (immergé et émergé). De ce fait, on ne connaît que l’histoire géologique récente de cette île. D’ailleurs, un volcan sous-marin a été découvert à l’est du Piton de la Fournaise.

Le massif volcanique du Piton de la Fournaise qui culmine à 2631 m occupe le tiers sud-est de l’île de la Réunion. Il a commencé à s’individualiser il y a 500 000 ans. Aujourd’hui, le volcan se trouve à l’intérieur de l’enclos Fouqué. Cette caldeira (vaste dépression de forme plus ou moins circulaire due à l’effondrement de la partie centrale d’un appareil volcanique) est recoupée à l’est, par une autre dépression, en forme de U : le Grand Brûlé, qui descend jusqu’à la mer. L’enclos Fouqué est lui-même cerné, du côté ouest, par une autre caldeira, plus ancienne : la Plaine des Sables.

Au centre de l’Enclos se trouve un édifice volcanique d’une hauteur de 400 m par rapport au plancher de la caldeira. Le sommet de ce cône est plat et présente deux cratères sommitaux : à l’ouest le Bory (350 sur 200 m), déjà présent lors de la colonisation de l’île, et à l’est le Dolomieu (1 000 sur 700 m), qui est apparu en 1766. Le nom Bory fait référence à Bory de Saint-Vincent qui fut le premier, en 1802, à décrire scientifiquement le piton de la Fournaise et à réaliser la première carte des coulées de la Fournaise.

Les éruptions, depuis 1800, se produisent soit dans les cratères soit à l’intérieur de l’enclos Fouqué. Cependant, en 1977, une éruption fissurale se produisit hors de l’enclos Fouqué, et un village, Piton-Saint-Rose, fut détruit, en partie, par une coulée de lave. Un observatoire volcanologique fut donc créé deux ans plus tard à une vingtaine de km du volcan dans la Plaine des Cafres.

Ce volcan, malgré ses nombreuses éruptions, n’est pas dangereux car il émet des laves fluides. Les coulées émises sont soit des basaltes aphyriques (les minéraux présents ne sont pas visibles à l'oeil nu) ou des basaltes à olivine (les océanites). Les plages de la Réunion sont d’ailleurs constituées d’un sable noir à vert, reste de cristaux d’olivines que l’érosion a démantelés de leur gangue de lave.

Après une période d’inactivité de plus de cinq années et demie (entre 1992 et 1998), le Piton de la Fournaise est de nouveau un des volcans les plus actifs de la planète avec le Kilauea, l'Etna et le Stromboli "

mardi 27 février 2007

Quand y'en a plus y'en a encore...



Gamède, cyclone tropical intense, fait des siennes sur mon petit bout de terre depuis plusieurs jours. Arrivé par l'est il a frolé l'ile au nord, créant pas mal de dégats et plaçant l'ile en alerte rouge (interdiction formelle de sortir de chez soi) Fort heureusement, l'ouest de l'Ile a été le seul côté épargné. J'étais logée à la même enseigne que les autres, à savoir cloitrée chez moi, mais les conditions n'était vraiment pas cataclysmiques à saint gilles. Un peu de pluie et presque pas de vent. Seule la houle nous rappellait que Gamède n'était pas loin. Il n'empêche qu'un pont s'est effondré dans le sud et que le vent était impressionnant d'après ce que je voyais aux informations.

Mais voilà, alors que le cyclone s'éloignait et que nous repassions en phase de prudence, il a décidé que c'était pas drôle de s'en aller comme ça et il a bifurqué vers le sud. (trop gentil) Il se dirige à présent en ligne droite entre la réunion et madagascar. Pourvu qu'il ne dévie pas, ni d'un côté ni de l'autre! Enfin de toute façon avec ses 1000km de diamètre on est dedans. Nous sommes repassés en alerte orange et cette fois ci on y échappera pas, surtout chez moi! Il va passer au plus près de l'île juste en face de ma fenêtre de cuisine, à environ 200km... Un nouveau passage en alerte rouge devrait être annoncé dans quelques heures. Le vent et la pluie se sont mis de la partie depuis hier soir et ça souffle fort! Des bourrasque à plus de 120km/H d'après les informations.
La petite photo c'est la vue depuis la cuisine à 9H00 (il est encore loin... ça promet...)

Aux inquiets: ne vous faites pas de soucis. j'ai appellé mon patron pour dire que je ne venais pas et j'ai tout ce qu'il faut pour vivre en parfaite autarcie en attendant que ça passe. Je profite du spectacle bien à l'abri et mis à part le vent qui s'engouffre en sifflant sous les portes et la pluie qui a envahi ma terrasse couverte et menace ma salle de bain, tout va bien.

mardi 20 février 2007

Nephila nigra


Voici encore l'une des charmantes bestioles qui crèchent dans le coin. J'ai rencontré cette araignée (Nephila nigra, ou plus simplement Bibe de La Réunion) à Takamaka. Elle vit principalement dans les hauts, et très souvent sur les chemins de randonnée. Ce jour là nous avons croisé au moins quatre ou cinq de ses frangines. Fort heureusement, aussi impressionnante soit-elle, elle est totalement inoffensive.

N'empêche qu'elle peut atteindre 20 cm (celle ci devait en faire environ 8) et que ça surprend toujours de se retrouver nez à nez avec elle au détour d'un virage...

dimanche 18 février 2007

Endormi



Cette superbe bestiole est un endormi, le caméléon réunionnais. J'ai eu la chance de le voir de très prêt dans le jardin de mon patron. Ces animaux étant très lents, nous avons eu tout le loisir de l'admirer et le photographier. Celui ci était de plus particulièrement beau.

Aller, toutes les occasions sont bonnes pour s'instruire...

"Le Caméléon panthère (Furcifer pardalis) est un Caméléon endémique de Madagascar de taille et de couleurs remarquables.

Il fait partie des plus grands caméléons existants, sa taille peut atteindre 55 cm queue comprise pour le mâle et 35 cm pour la femelle. La femelle vit environ 3 ans, cepandent, la male peut atteindre les 5 ans.

L'espèce présente diverses colorations (appelées « phases ») caractéristiques des différentes régions malgaches dont il peut être originaire. Les femelles ont des teintes assez ternes, alors que les mâles ont des couleurs très spectaculaires :

  • Ile de Nosy Be: bleu turquoise,
  • Tamatave (centre-est de Madagascar) : vert très vif,
  • Diego Suarez (nord-est de Madagascar) : vert brillant avec des bandes verticales rouge foncé et une ligne horizontale blanche épaisse sur chaque flanc,
  • Moroantsetra : fond vert kaki et rouge foncé,
  • Ankaramy (sud de Madagascar): rose vif avec une bande blanche horizontale sur les flancs.

Ce caméleon se nourrit de divers insectes qui passent à sa portée. Ses mœurs sont diurnes et exclusivement arboricoles. C'est un animal ovipare, qui dépose entre 15 et 50 œufs par ponte. Sa durée de vie est de 4 ans maximum.

Introduit à l'ïle de la Réunion où il s'est naturalisé, il y porte les noms d'Endormi de La Réunion, lendormi ou de zendormi. Il y bénéficie, bien que d'origine exotique, du statut d'espèce protégée. Il est présent également à l'île Maurice."

Grand Bassin

Aujourd'hui j'ai réussi à me motiver pour aller me promener un peu. Je n'avais eu ni le temps ni le courage de retourner faire une balade depuis les vacances de Noël et une fois le réveil difficile oublié, je n'ai (presque) pas regretté d'y être.

Objectif du jour: Descendre à Grand bassin depuis Bois court (à 4 km de la plaine des cafres), jeter un coup d'oeil à la cascade du voile de la mariée (elles s'appellent toutes comme ça ici il faut croire) puis de là éventuellement aller barbotter dans le Bras de la plaine qui court au fond de gorges profondes (balade très jolie mais à éviter en temps de pluie d'après le guide, ce qui va s'avérer problématique comme vous allez vite le comprendre)


Après une heure et demi de route j'arrive à Bois-Court où je laisse ma voiture. Il fait gris, pluviotte très légèrement mais je ne vais pas me laisser décourager par si peu. Le chemin jusqu'à Grand Bassin est en descende car Bois-Court se situe en haut du rempart qui surplombe ce petit hameau. Ah oui parce Grand Bassin on ne peut pas y aller en voiture bien sur! Comme beaucoup de petits villages et hameaux dans l'intérieur des terres, celui ci n'est accessible qu'à pied.

La descente est sympa, assez raide mais pas particulièrement difficile. Pendant environ une heure je descend un sentier qui serpente dans une végétation riche à flanc de falaise. Rapidement, la vue sur les gorges se dévoile. On voit Grand Bassin et ses petites cases ainsi que la rivière qui serpente sur des kilomètres. Le ciel est toujours gris mais il s'est arrêté de pleuvoir. A mi parcours je découvre le bassin qui a donné son nom au hameau et la cascade qui se jette dedans. Je suis encore bien au dessus mais j'espère pouvoir y faire un tour.


Arrivée en bas, je découvre un ravissant petit hameau, très vert avec des fleurs magnifiques. C'est assez surprenant une sorte de village sans route. Les cases sont séparées par des sentiers et de clotures mais rien de bien large.



Alors que je me demande par où partir pour trouver la cascade, il se remet à pleuvoir. Quelques gouttes puis une pluie battante. En 5 minutes je suis trempée. Là, deux choses m'apparaissent. D'abord c'est pas la peine de continuer la balade d'autant qu'elle est fortement déconseillée par temps de pluie à cause des forts courants de la rivière. Ensuite, j'ai maintenant deux heures de marche pour remonter et je vais devoir les faire sous la pluie.

J'ai quand même eu le temps de faire une petite pause et de me balader dans le hameau avant qu'il pleuve. Je prend donc la route du retour. Au bout de 5 minutes je m'apperçoit que 10 minutes ou 5 heures de marche ne changeront plus grand chose car je suis trempée jusqu'aux os. J'ai l'impression d'avoir fait un plongeon toute habillée et mes chaussures sont remplies d'eau et font ventouse à chaque pas.
En montée le sentier paraît soudaint bien moins facile! D'autant qu'il est glissant et plein d'escaliers (je déteste ça!). Mais cela reste quand même praticable et puis il faut bien remonter.

Il me faudra deux heures pour rejoindre la voiture, deux petites heures sous la pluie sans que jamais elle ne s'arrête. Un groupe de trois jeunes partis d'en bas au même moment va gentiment faire le chemin avec moi. Remarquez quand même que ce temps pourri m'aura évité de mourir de chaud en remontant le rampart qui est, paraît-il, en plein cagnard à l'heure où j'y suis passée.


Et puis malgré la pluie, c'était une balade vraiment très sympa et qui mérite surement d'être faite par beau temps. On verra quand j'aurai vu tout le reste. En attendant il m'a fallu faire le retour trempée dans ma voiture et toujours sous la pluie. Autant dire qu'une bonne douche et une grosse sieste ont été de mise cet après midi.